Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, à l'Assemblée nationale le 31 octobre 2025. ( AFP / ALAIN JOCARD )
"Les entreprises ont désormais un horizon clair pour les onze prochains mois" a déclaré la ministre des Comptes publics ce vendredi.
Dans un entretien au Figaro , publié en ligne vendredi 23 janvier, la ministre souligne que "ce budget s'est fait au prix de concessions parfois difficiles, y compris pour (sa) famille politique" , notamment concernant "la suspension de la réforme des retraites" ou encore "la baisse des impôts de société que nous aurions voulu poursuivre".
Mais "notre ligne" était "de donner un budget au pays". " Nous avons choisi la stabilité plutôt que l'aventure " et " les entreprises ont désormais un horizon clair pour les onze prochains mois ", dit-elle.
Selon elle, l'absence d'un budget aurait conduit à "renoncer à 50 milliards d'euros d'investissements dans la recherche, la décarbonation, l'innovation".
"Trois impératifs" à tenir pour 2026
L'an dernier, "l'incertitude provoquée par le passage d'une loi spéciale nous a fait perdre 0,2% de croissance", a-t-elle déclaré, en soulignant que pour le moment, "la prévision de croissance pour 2026 n'est pas dégradée" (+1% selon la Banque de France en 2026).
Amélie de Montchalin liste ses "trois impératifs": tenir "notre cible de 5% de déficit public, ne pas avoir plus de prélèvements obligatoires en 2026 qu'en 2019, dernière année où nous étions sous les 3% de déficit, et faire en sorte que la réduction des déficits se fasse pour moitié par des économies " et "à moitié par de la fiscalité" (0,2% du PIB dans les deux cas).
Interrogée sur la création d'une taxe holding et le maintien d'une surtaxe visant les grandes entreprises, elle répond que "99% des entreprises en France ne verront aucun changement fiscal en 2026, ni de hausse de charges sur le travail ".
"Pour les 320 plus grandes entreprises, la contribution exceptionnelle est strictement la même que l'an dernier" et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) "en sont désormais exemptées", a-t-elle relevé, répétant que cette surtaxe d'impôts sur les sociétés rapporterait 7,3 milliards d'euros, pour financier "l'effort pour la défense".
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